par Invité le Dim 25 Juin - 9:19
Un été, le moteur a surchauffé. J'ai remplacé le LDR, le calorstat (ou vanne thermostatique) et procédé à plusieurs détartrages consécutifs car la situation perdurait : montée en flèche de la temp° dès que pris en embouteillage.
Bien qu'agé de 8 ans, le radiateur semblait nickel. Le fait est que c'est bien lui qui déconnait. Moteur chaud, je pouvais mettre la main dessus et à certains endroits, il était tiède voire froid. Un spécialiste des radiateurs m'expliqua que c'est juste une question de débit par rapport à la température extérieure. En hiver et printemps, mon radiateur à moitié colmaté faisait très bien l'affaire (la voiture était vite chauffée d'ailleurs!), mais en plein cagnard, le débit devenait insuffisant pour procéder au transfert des calories du circuit vers l'air extérieur...
Le liquide de refroidissement est super quand il est neuf ou presque, et devient une calamité en vieillissant : entartre, s'acidifie et bouffe les joints comme le joint de culasse.
Autre chose, on peut penser que plus le moteur est froid, mieux c'est. FAUX ! Les moteurs dureront longtemps si on les maintient à environ 93 ° Celsius appelée température anti-usure (anti-usure pour la mécanique en friction : pistons/cylindres,arbres à cames/poussoirs,vilbrequin/bielles).
En réalité, chaque constructeur adapte le circuit de refroid pour maintenir le moteur le plus proche possible de la température anti-usure, tout en maintenant une plage de sécurité pour la mise en fonction des ventilos, d'ou une température moyenne du LDR entre 80 et 88°C.
Le jour ou j'ai remplacé le radiateur, plus-de-pro-blème ! Je précise que j'ai mis un radiateur neuf, c'est comme les joints : c'est une pièce que jamais j'achèterais d'occase (sauf si la voiture est vraiment vers la fin de sa vie ).