ça fait 6 mois... Pas taper 
Non, sérieusement, ça faisait un moment que je me posais la question... J'y fais t'y, j'y fais t'y pas un reportage?
Allez, j'y fais t'y!!
Donc, vers la mi janvier, un beau dimanche matin, nous nous retrouvons tous à Roissy, y compris B... (je ne dirai pas son prénom) qui a fait le con bourré sur un vélib' et qui s'est convenablement niqué le pied mais n'a voulu pour rien au monde rater ce voyage que nous offre l'école (en partie financé par la région).
Après les formalités aéroportuaires (papiers, passage aux rayons X, fouille pour certains, grrrr qu'est-ce que c'est chiant dis donc!!) nous attendons patiemment l'annonce que l'avion est prêt... Petit prob's, nous partons avec un peu de retard. Pas grave. C'est la première fois que je prends l'avion, et je trouve ça génial. Enfin, partis de Charles De Gaulle vers 11 heures, nous arrivons à Atatürk (l'aéroport d'Istanbul, symbolique, chaque aéroport porte le nom d'un grand homme du pays)vers les 16 h, où nous sommes récupérés par un sympathique barbu qui nous indique deux minibus VW flambant neufs garés au milieu d'une foule de taxis jaunes... Fiat Albea, Renault Clio Symbol, quelques Logan, sont les modèles de taxis les plus courant. Nous passons les bagages au chauffeur, et nous partons pour l'hôtel, par l'espèce de boulevard qui longe un bras de mer. Le guide nous explique l'histoire de la Turquie, mais nous sommes préoccupés par autre chose: ces cinglés de chauffeur roulent à pas loin de 110 en pleine agglomération et se font la course avec les Crafter qui développent bien 160 ch chacun
Après quelques minutes de frayeurs, on tourne dans un espèce de quartier hyper vallonné, un peu comme Montmartre, mais apparemment beaucoup moins bien famé et nous arrivons dans notre hôtel, sis rue Piyerloti (Pierre Loti), un beau 4 étoiles où règne une chaleur à crever et où on nous sert une boisson dégueulasse aux clous de girofle
qui ne fait qu'exciter notre transpiration...
Après la répartition des chambres (je me coltine le Japonais dont personne ne voulait ^^) , nous montons les valises et nous nous retrouvons avec les profs pour une excursion vespérale histoire de repérer le coin.
En fait, il s'avère que nous sommes tout près de monuments historiques, comme la citerne basilique, Sainte Sophie, la Mosquée Bleue, le palais de Topkapi (prononcer Topkapeu, c'est un i sans point
) que nous verrons dans le week end. En passant, nous nous faisons harponner (y a pas d'autre mot) par des restaurateurs, qui souhaitent nous faire goûter la cuisine turque (verry goud kality) et nous appellent Obama (notre ami Sri Lankais) ou Sarkozy (notre cher collègue qui pense à gauche, ne s'en cache pas et boufferait du Sarko tous les matins...) Pas grave, on rigole doucement, on empoche les cartes en se disant que ptet un jour... A 18 heures, une musique inhabituelle pour nos oreilles d'Occidentaux envahit la ville: c'est l'appel à la prière musulmane, chanté sur une musique à quarts de tons par deux mille muezzins aidés par de bons amplis.
Le soir, nous faisons connaissance avec la cuisine turque (pas dégueulasse, mais au bout de quinze jours, nous en aurons plein le cul, c'est le cas de le dire d'ailleurs, cette bouffe a profondément modifié le transit intestinal de certains, le Japonais a été malade plusieurs jours, et moi je pétais comme un vieux cheval. Enfin bref).
Le lendemain, grand départ! Nous allons chez Renault!!!
Après un ptit dèj au restau de l'hôtel, avec vue panoramique sur le Bosphore:

nous partons dans les deux minibus de la veille, direction Bursa, sur la rive Asiatique. Dès Istanbul, nous quittons l'Europe, pour certains, dont moi, c'est la première fois. Nous déjeunons dans un espèce de restaurant sur le bord de la route où nous sommes accueillis et servis (avec une diligence dont les serveurs français feraient bien de s'inspirer) par une palanquée de boys en pantalon noir et sweat orange qui nous servent des spécialités turques. Pour ma part, j'ai mangé des "Köfte" (boulettes de viande) et un gâteau au poulet (!!!) en dessert (pas dégueulasse, mais un peu écoeurant sur la fin).
Chez Renault, nous faisons le tour de l'usine d'où sortent des Clio III (berline/Estate), les dernières Mégane II Classic et les toutes nouvelles Symbol, sur base Sandero, au pas de course, bien encadrés par le staff de l'usine qui nous annonce en fin de visite qu'en notre honneur et pour la planète un arbre a été planté pour chacun de nous. On apprend aussi qu'il manque encore 15 millions de voitures en Turquie! Les bouchons historiques que nous verrons à Istanbul (encore pire que Paris, d'autant qu'entre les voitures passent des vendeurs de bretzels et autres cochonneries et que les gens roulent comme des cinglés) nous feront dire que finalement c'est pas la peine...
La route de Bursa:

Ensuite, le lendemain mardi, commence le train train habituel du voyage pédagogique: cours au campus de Maslak, en dehors d'Istanbul et en bordure de zone militaire, sur l'ingénierie automobile dont les Turcs sont friands. Le campus universitaire de Maslak abrite l'Otam, qui est le service des mines turc, qui possède des labos superbes avec les dernières installations de contrôle bruit et pollution, financés en grande partie par l'Union Européenne. Mercredi, jeudi, cours à Maslak, où nous retrouvons cette magnifique Coccinelle:

et vendredi, cours à Gümüssuyu, un des plus anciens campus universitaires d'Istanbul,

où nous admirons un labo de simulation de conduite tenu par le prof qui nous a saoulé toute la journée d'un anglais mâché et remâché, à tel point que nous n'avons rien compris... Dommage, c'était sûrement intéressant...
Et le soir, nous allons acheter quelques produits locaux à la rue Istiqlal, la rue la plus commerçante d'Istanbul. Lokoum, thé à la pomme, tout y passe. Nous rentrons à pattes.
Au programme du week end, tourisme. Bazar égyptien, grand bazar (surtout le grand bazar, cet espèce d'immense marché couvert où tout touriste doit venir se faire arnaquer (sauf s'il sait négocier, et là on peut faire des affaires))

(le zoulou bossu barbu en pull vert à droite c'est ma pomme)
Puis, les lieux de culte.
Sainte Sophie, d'abord, qui date du VII° siècle, et qui peut être considérée comme la cinquième église du monde en superficie, derrière Yamoussoukro, St Pierre de Rome, Milan et St Paul de Londres.

Enorme, gigantesque, impressionnant, ce tas de briques a connu tous les régimes qui sont passés à Istanbul: l'Empire Romain, puis l'Empire Latin, puis re l'empire Romain, enfin le Sultanat et la République.
Comme dit notre guide, l'église a été transformée en mosquée en 1453, sous le sultanat. Très simple, dit il: Poser les panneaux (des gigantesques panneaux de bois portant les noms de plusieurs grandes personnalités de l'Islam, détruire ou cacher toute représentation de l'homme ou de la nature, et surtout changer l'orientation du bâtiment. Simplissime:

Le vitrail est dans l'axe de l'église, qui est orientée vers Jérusalem, le petit monument richement orné en dessous est orienté vers La Mecque.
Actuellement, Sainte Sophie ne sert plus que comme musée. La république laïque a laissé les attributs de la mosquée, mais nul ne peut plus y prier, il n'y a plus de tapis ni cette odeur caractéristique de fromage qui nous a un peu choqués à la Mosquée Bleue (eh oui, le port de chaussures est interdit dans les mosquées) et l'Etat investit des sommes folles pour l'entretien de ce bâtiment construit près d'une source souterraine qui mine ses fondations...

Non, sérieusement, ça faisait un moment que je me posais la question... J'y fais t'y, j'y fais t'y pas un reportage?
Allez, j'y fais t'y!!
Donc, vers la mi janvier, un beau dimanche matin, nous nous retrouvons tous à Roissy, y compris B... (je ne dirai pas son prénom) qui a fait le con bourré sur un vélib' et qui s'est convenablement niqué le pied mais n'a voulu pour rien au monde rater ce voyage que nous offre l'école (en partie financé par la région).
Après les formalités aéroportuaires (papiers, passage aux rayons X, fouille pour certains, grrrr qu'est-ce que c'est chiant dis donc!!) nous attendons patiemment l'annonce que l'avion est prêt... Petit prob's, nous partons avec un peu de retard. Pas grave. C'est la première fois que je prends l'avion, et je trouve ça génial. Enfin, partis de Charles De Gaulle vers 11 heures, nous arrivons à Atatürk (l'aéroport d'Istanbul, symbolique, chaque aéroport porte le nom d'un grand homme du pays)vers les 16 h, où nous sommes récupérés par un sympathique barbu qui nous indique deux minibus VW flambant neufs garés au milieu d'une foule de taxis jaunes... Fiat Albea, Renault Clio Symbol, quelques Logan, sont les modèles de taxis les plus courant. Nous passons les bagages au chauffeur, et nous partons pour l'hôtel, par l'espèce de boulevard qui longe un bras de mer. Le guide nous explique l'histoire de la Turquie, mais nous sommes préoccupés par autre chose: ces cinglés de chauffeur roulent à pas loin de 110 en pleine agglomération et se font la course avec les Crafter qui développent bien 160 ch chacun
Après quelques minutes de frayeurs, on tourne dans un espèce de quartier hyper vallonné, un peu comme Montmartre, mais apparemment beaucoup moins bien famé et nous arrivons dans notre hôtel, sis rue Piyerloti (Pierre Loti), un beau 4 étoiles où règne une chaleur à crever et où on nous sert une boisson dégueulasse aux clous de girofle
Après la répartition des chambres (je me coltine le Japonais dont personne ne voulait ^^) , nous montons les valises et nous nous retrouvons avec les profs pour une excursion vespérale histoire de repérer le coin.
En fait, il s'avère que nous sommes tout près de monuments historiques, comme la citerne basilique, Sainte Sophie, la Mosquée Bleue, le palais de Topkapi (prononcer Topkapeu, c'est un i sans point
Le soir, nous faisons connaissance avec la cuisine turque (pas dégueulasse, mais au bout de quinze jours, nous en aurons plein le cul, c'est le cas de le dire d'ailleurs, cette bouffe a profondément modifié le transit intestinal de certains, le Japonais a été malade plusieurs jours, et moi je pétais comme un vieux cheval. Enfin bref).
Le lendemain, grand départ! Nous allons chez Renault!!!
Après un ptit dèj au restau de l'hôtel, avec vue panoramique sur le Bosphore:

nous partons dans les deux minibus de la veille, direction Bursa, sur la rive Asiatique. Dès Istanbul, nous quittons l'Europe, pour certains, dont moi, c'est la première fois. Nous déjeunons dans un espèce de restaurant sur le bord de la route où nous sommes accueillis et servis (avec une diligence dont les serveurs français feraient bien de s'inspirer) par une palanquée de boys en pantalon noir et sweat orange qui nous servent des spécialités turques. Pour ma part, j'ai mangé des "Köfte" (boulettes de viande) et un gâteau au poulet (!!!) en dessert (pas dégueulasse, mais un peu écoeurant sur la fin).
Chez Renault, nous faisons le tour de l'usine d'où sortent des Clio III (berline/Estate), les dernières Mégane II Classic et les toutes nouvelles Symbol, sur base Sandero, au pas de course, bien encadrés par le staff de l'usine qui nous annonce en fin de visite qu'en notre honneur et pour la planète un arbre a été planté pour chacun de nous. On apprend aussi qu'il manque encore 15 millions de voitures en Turquie! Les bouchons historiques que nous verrons à Istanbul (encore pire que Paris, d'autant qu'entre les voitures passent des vendeurs de bretzels et autres cochonneries et que les gens roulent comme des cinglés) nous feront dire que finalement c'est pas la peine...
La route de Bursa:

Ensuite, le lendemain mardi, commence le train train habituel du voyage pédagogique: cours au campus de Maslak, en dehors d'Istanbul et en bordure de zone militaire, sur l'ingénierie automobile dont les Turcs sont friands. Le campus universitaire de Maslak abrite l'Otam, qui est le service des mines turc, qui possède des labos superbes avec les dernières installations de contrôle bruit et pollution, financés en grande partie par l'Union Européenne. Mercredi, jeudi, cours à Maslak, où nous retrouvons cette magnifique Coccinelle:

et vendredi, cours à Gümüssuyu, un des plus anciens campus universitaires d'Istanbul,

où nous admirons un labo de simulation de conduite tenu par le prof qui nous a saoulé toute la journée d'un anglais mâché et remâché, à tel point que nous n'avons rien compris... Dommage, c'était sûrement intéressant...
Et le soir, nous allons acheter quelques produits locaux à la rue Istiqlal, la rue la plus commerçante d'Istanbul. Lokoum, thé à la pomme, tout y passe. Nous rentrons à pattes.
Au programme du week end, tourisme. Bazar égyptien, grand bazar (surtout le grand bazar, cet espèce d'immense marché couvert où tout touriste doit venir se faire arnaquer (sauf s'il sait négocier, et là on peut faire des affaires))

(le zoulou bossu barbu en pull vert à droite c'est ma pomme)
Puis, les lieux de culte.
Sainte Sophie, d'abord, qui date du VII° siècle, et qui peut être considérée comme la cinquième église du monde en superficie, derrière Yamoussoukro, St Pierre de Rome, Milan et St Paul de Londres.

Enorme, gigantesque, impressionnant, ce tas de briques a connu tous les régimes qui sont passés à Istanbul: l'Empire Romain, puis l'Empire Latin, puis re l'empire Romain, enfin le Sultanat et la République.
Comme dit notre guide, l'église a été transformée en mosquée en 1453, sous le sultanat. Très simple, dit il: Poser les panneaux (des gigantesques panneaux de bois portant les noms de plusieurs grandes personnalités de l'Islam, détruire ou cacher toute représentation de l'homme ou de la nature, et surtout changer l'orientation du bâtiment. Simplissime:

Le vitrail est dans l'axe de l'église, qui est orientée vers Jérusalem, le petit monument richement orné en dessous est orienté vers La Mecque.
Actuellement, Sainte Sophie ne sert plus que comme musée. La république laïque a laissé les attributs de la mosquée, mais nul ne peut plus y prier, il n'y a plus de tapis ni cette odeur caractéristique de fromage qui nous a un peu choqués à la Mosquée Bleue (eh oui, le port de chaussures est interdit dans les mosquées) et l'Etat investit des sommes folles pour l'entretien de ce bâtiment construit près d'une source souterraine qui mine ses fondations...
Dernière édition par hulst le Jeu 18 Juin - 19:08, édité 1 fois








Ma Citroën est FANTASTIQUE!!!! 







